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Cave12 Geneva



Retour de France Sauvage ici, qui nous avait gratifié d’un fabuleux concert-coup de poing en Novembre 2012, l’un des meilleurs pour nous l’année passée, balançant un magma surpuissant et exponentiel de climax-martellement en ascension constante, affublé de stridences, tourbillons concrets, manipulation vocales et intrumentales dévastatrices. Même eux en eurent le coupe soufflé d’une telle puissance insoupçonnée et le tout avec une maîtrise parfaite, c’est-à-dire, puissant et physique, oui, mais sans faire mal aux oreilles. Yes !
Au vu de leur concert ici l’année passée et du désir plus qu’affirmé chez eux de ne JAMAIS refaire deux fois le même concert en situation live, on ne peut, ici, que se réjouir de la nouvelle expérience certainement puissanto-physico-sensorielle qui nous attend une nouvelle fois encore ce soir. Et France Sauvage, ouaip, assume totalement leur nom : sauvage effectivement et sur-jouissif en live, oui ! L’un des meilleurs combos hexagonal qu’il nous ait été donné d’entendre ici récemment.
Dans le genre, trance-concreto-tribal-noise fortement recommandé.
Et enrubanné par des passeurs de disques avec une sélection spécialement pensée pour l’occasion. Yeah !


France Sauvage

Génial-groupe laboratoire balançant tout azimut musique concrète, indus, noise, punk, free jazz, musique de film dans un bric-à-brac/bricolage jubilatoire, et en live, franchement jouissif. Bouillonnant d’idée, instinctif, vertigineux, rocambolesque, foutraque et hallucinogène en live, un concert de France Sauvage ne ressemblera jamais à un autre concert de France Sauvage. Si l’esprit général reste le même, la direction/intention musicale peut balancer de n’importe quel côté à n’importe quel moment. Toutes les sources sont exploitées et parfois à peine effleurées. Il n’y a pas précisément de méthode, il y a un "jouer ensemble" qui prend conscience de lui même au fil de l’expérience. Une réjouissance totale à ne déguster qu’en une seule fois, chaque concert étant différent. Qui a vu France Sauvage une fois n’a vu France Sauvage qu’une fois.




Fabled Farm

Miraculously, I went to France one time.  While I was in the northern region in the university town of Rennes, I made my way to a small independent record shop.  I had a rule to not make a habit of doing that too often on the trip but this was one of the few exceptions.  The experimental section was pretty potent and a good variety of psych stuff, too.  But then I saw the collection of local weirdo French cassettes that were for sale.  I told the shopkeeper that I wanted recommendations, explaining I liked the weird stuff; noise, experimental, psych-folk, bizarre synth pop... anything in that realm.  In total, I walked away with 5 tapes and this France Sauvage was the most highly recommended of the bunch.  It also turned out to be my favorite and possibly the most brutal tape I own.

This power electronics/live drums trio had me from the get-go of this performance.  The drummer sounds like a pissed of ape who made it through all three levels of calculus, beating the shit out of the kit in the hopes that someone will let him out of his cage.  The god-knows-what electronics mimic the impending doom that awaits all of humanity at the edge of the proverbial void.  Elements of early Lightning Bolt could be referenced but this band goes to other, darker planes of existence with the sound.  Although this is a live show (hence the title) and I imagine portions of this are improvised, it does sound extremely well composed.  It's not all chaos and doom, either.  There are several moments of beautiful, almost melodic, clarity one might recognize when accepting their fate and giving in to the eternal abyss (about 3:55 into "Le Château Très Fort.")  There are also times when the drums take a break and the electronics glitch out on some sort of spastic randomized drum machine sequence.  Unlike other noise acts, the compositions go places and they do so quickly, allowing the music to stay contin
ually interesting throughout the set.  This is one of the few noise tapes I own that I have flipped over multiple times for consecutive listens.

 
Art into Life (Japan) 

以前から当ショップ一押しのバンドとして紹介しているBIMBO TOWER周辺の異端カルテットFrance Sauvage。2012年の第一弾として発表されたtanzproceszからのカセット。ドラムとエレクトロニクスのみで仕上げたという狂気の渦。こ のユニットは激オススメ。



Potagers natures  Bordeaux
FRANCE SAUVAGE 
'Couper les tchou tchou'
PoNab05
Lp, gatefold. Edité à 500 exemplaires en mai 2011, en collaboration avec le label Bimbo Tower.

Réédition du premier cd-r du groupe rennais France Sauvage "Coupé les Tchou-Tchou" sorti en 2008 par le label rennais "Commence par maman".


Le titre est assez rocambolesque et traduit bien une approche, assez rare, de l’improvisation, teintée d’humour et d’humilité. Le pied-de-nez commence dés les premières "mesures". En effet nous écoutons, entendons la douce mélodie d’un clavecin un tantinet ringard qui lui-même est déjà gravé sur un disque vinyle. Nous écoutons donc un disque sur un disque. Etrange. La question est elle retournée ou le sujet devient il complément ? Pied-de-nez musical tout en humour et en intelligence.
Il y a aussi de l’espace et du temps dans cet album. Les instruments ne se chevauchent pas de manières baroques et surpuissantes comme il est (hélas) souvent de rigueur dans l’improvisation . Au contraire, l’assemblage des sons, des instruments, accompagne parfaitement l’esprit et amène une forme d’attention sereine tout à fait exceptionnelle...mais cela ne s’arrête pas là.
Dans ces amas de petits bruits où quelques explosions réussies et parcimonieuses surgissent, des documents sonore étranges et "populaires" apparaissent. Cela commence par l’étrange chant viril d’une bande de jeunes gens que nous imaginons survoltés et plein de testostérones retenues...une joute vocale célèbre française (France Sauvage ?), le "C’est à bâbord etc..." où deux équipes s’affrontent sans sens, et tentent de gueuler toujours plus haut, toujours plus fort que l’adversaire.
Enregistrer et insérer ces chants brutaux dans un disque de musique improvisée où les codes de cette scène musicale (comme beaucoup d’autres scènes soit dit en passant) sont assez figées et sclérosées, est d’une grande beauté et sauve le style même de l’improvisation en lui apportant un nouveau sens, une nouvelle idée.
Mais cela ne s’arrête pas là. Le grandiose arrive quand un surveillant général d’internat engueule deux élèves surpris d’avoir fumé sur le toit. La voix du surveillant chef, vulgaire et coléreuse ; les voix des élèves coupables, tenues et faibles ; le méfait ridicule : avoir fumé, renvoie à cette micro-société que peut être une école. Les lois y sont souvent stupides et absurdes, mais, grave, il est de les transgresser.


Les élèves de 5ème D du collège Théophile Briand de Tinténiac, après écoute.
"ça fait penser à un être humain qui crie. J'ai l'impression qu'il fait beau. Je pense que c'est un étranger mais il parle français. Il fait la morale. Il y a des percussions, un chien. C'est français, il y a quelqu'un qui tombe des escaliers et on a l'impression qu'il cherche quelqu'un. J'entends des oiseaux, une cloche d'église qui sonne, une voiture qui roule, du rock, un homme qui parle, une sorte d'avalanche, des battements d'ailes. La mort, des oiseaux, des français.
Elle a été faite en enregistrant des choses et en mélangeant. Film d'horreur, dj, brouillon, quelque chose qui déraille, action, film, sous l'eau, changement de son, étranger, africain, rock, enquêtes de police, tapage, métal, course de voitures, interrogatoire, accusation, guitare, tambour, batterie".


Metamkine
FRANCE SAUVAGE
'On s'regarde, on s'écoute'
cassette Tanzprocesz

Le groupe écartelé entre Rennes et Bordeaux, soit Ouest France, dans une cassette fortement sauvage où la pub du label n'est pas fausse : deux faces de batterie et d'orgie électronique, deux faces de bonheur désespéré, deux faces de boucan ! Recommandé !

FRANCE SAUVAGE 
'Couper les tchou tchou'
LP
BIMBO TOWER RECORDS
Réf : btr 016
 
France Sauvage est basé à Rennes avec Johann Mazé, Arno Bruil, Manuel Duval, Simon Poligné. Excellent et très intelligent assemblage sonore foutraque, spacieux, rocambolesque et énergique, où l'improvisation instrumentale vit avec le bricolage de studio et où bribes de documents ou de musiques populaires errent sans retenue. On n'est pas loin du chef d'œuvre des Sun Plexus "El jato de luz verde". Recommandé. Lp, gatefold. Edité à 500 exemplaires en mai 2011, en collaboration avec le label Les Potagers Natures. Réédition du premier cd-r du groupe rennais France Sauvage "Couper les Tchou-Tchou" sorti en 2008 par le label rennais "Commence par maman".
FRANCE SAUVAGE 
'Le monde des doigts'
CDR
LARSEN COMMERCIAL
Réf : lc004
 
Derrière France Sauvage, Johann Mazé, Manuel Duval, Simon Poligné et Arno Bruil avec sax, ordinateur, batterie, chant, claviers, disque et autre matériel illégal. Après le siècle à mains, voici le monde des doigts, on rentre plus dans le détail et l'anecdote. Bricolage alliant énergie et inventivité. France Sauvage apporte de l'air et de l'espoir dans l'underground français. Enregistré à Vitré en août 2009.



Grrrd Zero  Lyon

France Sauvage (Bruit Concret, Field Recordings Energie, Free Rural)

Le pseudo élan conquérant de la tribu socialiste, toute extasiée qu'elle est devant son auto-discours sur l'”idée” de rassemblement, et la généralisation vulgaire par les groupes de médias d'un terme-branding d'”indignés”, faisant éclipse à toute analyse de fond sur les phénomènes spontanés de contestation du moment ; bref ce bon vieux gloubi-boulga publicitaire autour d'une possible “ambiance de gauche”, tout ça ne nous fera pas croire qu'aujourd'hui il fait bon vivre sous le soleil.

C'est que de se frayer un digne chemin dans la super-mégapole du futur, zigzaguer entre les zones et les bandes hostiles, nous semble pas être un pari gagné d'avance. Pour nous, ça ressemble plutôt à une partie de Monopoly qu'on aurait attaqué avec 15 tours de retard. Grrrnd Zero est toujours sans-espace-fixe depuis la rentrée, et le réservoir d'interstices d'expression temporaires nous semble, en tout cas localement, bien limité. Pourtant, en cette période transitoire, tout en gardant en ligne de mire le Grand Projet de re-disposer un jour (mais encore en mieux) d'un lieu bizarroïde, respirant et ambitieux, on a envie de s'offrir des étapes-repères qui nous rappellent pourquoi on veut continuer de nager à contre-courant.

En l’occurrence, donner l'occase à des gens hors-du-commun de nous jouer de la musique hors-du-commun. De nous envoyer, dans les oreilles et dans nos cerveaux ramollis par l'apathie, du son improbable pour faire exploser le champ des possibles.France Sauvage est à notre sens, et avec tout ce que leur nom peut avoir en définitive d'ironique, ce groupe qui tente d'exposer sur la largeur du spectre et dans toute sa densité l'expérience humanoïde moderne.
Alors je parle pas de l'expérience citadine sublimée telle qu'on la fantasme à travers une pop émotive, mais plutôt d'une sorte de chaos pragmatique, d'un agencement insensé et brutal d'informations et de sensations illimitées et souvent contradictoires. Les France Sauvage arrivent à orchestrer une invraisemblable pâte musicale qui ne supporte aucune analogie de genre, car faisant appel à toutes les formes sonores potentiellement disponibles dans la zone mémoire de nos esprits-éponges.
Je crois que l'unique chance d'approcher ce qui pourrait être une représentation (pauvre) de leur cacophonie, c'est de s'imaginer un dieu-radio omnipotent, surplombant la planète en rediffusant en simultané toutes les formes de bruits humains, bruits festifs, bruits rituels, bruits de pouvoir... Tout en même temps.

France Sauvage viennent de Rennes, ce sont des fils du vent, ils sont beaux, ils sont fous, ils sont libres. Ce sont des opérateurs-magiciens qui font appel aux nerfs, à la chair, à l’os.


Anonyme 


France Sauvage s'est formé en 2006. Au départ c'est une approche improvisée de la musique qui prime. Au fur et à mesure des concerts et des enregistrements les apports se diversifient toujours au sein de l'improvisation, musique concrète, punk, musique industrielle, noise, free jazz, musique de film, diverses sources sonores que les médias permettent...
Toutes les sources sont exploitées et  parfois à peine effleurées. Il n'y a pas de méthode précisément, il y a un jouer ensemble qui prend conscience de lui même au fil de l'expérience. Chaque concert est différent. Qui a vu France Sauvage une fois n'a vu France Sauvage qu'une fois.


Positive Rage

FRANCE SAUVAGE joue dans le public. Entre fauves... Ration de saeur-kraut sauce tsunami- la confrontation entre la gastronomie électronique allemande et nippone, vous imaginez les dégâts? Set improvisé tournant autour d'une noise expérimentale très offensive voire agressive. A cette avalanche de dbs se joint une batterie qui ajoute du relief, de la puissance et de l'impact. Free ride head first. L'enclume au fond de l'estomac.

[chRisA]
 


Counternford

@tunnel 23/04/2010

I was not feeling too well and almost skipped this one, but I really wanted to hear MAH — Miho, Alexandre Bellenger, and Hendrik Hegray — and all those canceled gigs because of that ash thing made me eager to hear some live music. MAH was pretty good, with axes of stability from rhythmic samples and a drone-like line beneath, that got ditched progressively, but not completely. More like a change of focus. Interesting though not totally up to its potential. This may be the point though.

I guess I wasn’t in the right mood for La Ligne Claire. They bring a lot of energy to the table, and I like their DIY feel. But I just lacked the energy myself to take it all in as it should, and that made me feel I missed the mark. Happens.

I think I finally got why so many people have been praising France sauvage for a while now. Third time’s the charm, it’s about time. I was quite impressed by their use of records as samples, but the whole thing was both driven and interesting, with a sound personal enough to set them apart. I’m officially punching my ticket for that particular bandwagon.
While I’m on the subject of finally seeing the light, I thought several times while Antilles were playing that Lionel Fernandez wasn’t loud enough. I only caught the start of their set though, I chickened out and left to catch a train home. What I did hear wasn’t their best set in my opinion. There was this relentless pounding, but something seemed missing. That when it dawned on me that I’d grown to like Fernandez’ play, which would have shocked me a couple of years ago. Maybe I’m not too set in my ways to learn something, yet.


@instants chavirés 30/03/2011

Napalm Jazz were better than I expected, but that’s all on me. I’m getting eager to move away from this noise thing, but at the same time I keep running into people who make me linger. Napalm Jazz just extended that list. The pedals and contact mics are just tools, but there’s something primal, direct and honest in a take-it-or-leave-it way about their music that I think is worth enduring the routine. Once in a while, it’s more than worth it, it’s downright cleansing.

This was my fourth time hearing Justice Yeldham, and I intentionally stress “hearing”. Reading about his music as a kind of freak show is getting to pet peeve level with me. Sure, he might bite a slice of glass of that plate he’s playing or smash it on his face, but there’s so much more to it. So I didn’t even look at him. And it’s at least as good that way. He displays amazing control of his instrument — and glass and contact mic are an instrument in his hands — and I think it’s really worth listening to. There are rhythmic and melodic parts in there, and it’s really music. And when he broke the glass, it made sense too, because the reduced area changed the pitch. I suspect he doesn’t even need to do that anymore, but the expectation of this is part of his act by now. He plays with that too, so it’s not a bad thing.

France sauvage sounded almost mainstream after these, especially with a drummer. But there was much more to it than that. Even when the beat was at its most repetitive and trance-like, their music packs an unpredictable undertow I emphatically recommend yielding to. I think there’s always something going on in there, and even though I chose my own level, other people probably got something quite different from their performance. Which to me is a very good thing. This time I was more interested in the electronics that were going against the flow. Another time I might like better another part of what they do. Maybe someday I’ll get enlightened enough to take it all in. Until then I can still expect to find something to latch on to no matter why state of mind. It’s that rich.

@tunnel 11/09/2010

A surprisingly quiet set from Ero Babaa. The good side is that it was a little bit more interesting than usual on the musical side, but the drawback was that it was more like two threads side by side. Then again, maybe that was just me not being used to that.
Fusiller’s set was pretty cool. Not really alien to what he does as part of Opera Mort, but I got the feeling it didn’t go as far as it could/should have. I’d like to hear him play with TG for some reason.

As usual with Oso El Roto, I suspect whether I like the set or not is really mostly about my own mindset. I guess I was in the right mood. His starting outside on voice only was nice. Some of his songs are familiar to me by now, and I don’t like that much. I guess I shouldn’t see him too often then.

At first I didn’t like France sauvage, but by now I think I get it. I remember them being more elaborate somehow, but I like their intensity. Maybe it was always there and nothing changed but my perception. No matter why, I like them a lot now.

 
Hartzine
 
Formation atlantique (Rennes/Bordeaux) œuvrant depuis 2006 dans les limbes de la musique improvisée. " Il n’y a pas de méthode, disent-ils, il y a un jouer ensemble qui prend conscience de lui-même au fil de l’expérience. Qui a vu France Sauvage une fois n’a vu France Sauvage qu’une fois ". Des mots faisant intrinsèquement écho à ceux de Matthieu Saladin, plus tôt dans l’après-midi, mais bien loin de révéler l’absolue radicalité de leur présence scénique. Et si chaque concert est différent, celui-ci révèle une bestialité sans fard, carénant de beats obsédants la voilure d’une musique aux soubassements industriels, punk et noise. Les trois musiciens entretiennent une tension permanente, obnubilante, susceptible de faire vriller à tout moment, d’un simple frémissement, un auditoire galvanisé.

Thibault


Obsküre Mag

First is the pulsation, vibrating, organic, that announces the beginning of the trip. Then the shot. The confrontation. The war between the parties is declared and the motivations are unshakeable. Hammering, slaughtering. The beast will not survive. Even if it means to end up under a straitjacket or in the isolation chamber of the psychiatric asylum. Screeching, gusts. Take that in your fucking face. Exult in your own blood. The race has begun, the regular, metronomic rhythm cleans everything on its way. Until the trance. Repetition, fury. Orchestration of chaos. The perception is shaken. Bewitchment. The music is a drug, it allows to see beyond. The free sax gets stuck in some lifeless mud. We are beyond physicality. The soul floats, rambles, spreads out. The sweat becomes vaporous. Threat. The situation is not so comfortable. The winds come from opposite ways until the final blow. Rough, icy. The tongue is hanging, the words knife themselves. Too instinctive and aggressive to be Kraut, the music of France Sauvage is too hallucinatory to be really industrial. Vertiginously bubbling. A direct language. Rancid & acid.

Max Lachaud